dimanche 31 janvier 2016

SOUVENIR : EL OUSSEYNOU DIOUF HADJI DES ANNÉES 2002





Diao Baldé Keïta-Sadio Mané : Le duo dont rêve Cissé

Depuis son arrivée sur le banc de l’équipe du Sénégal en mars dernier, Aliou Cissé est passé maître dans l’art d’enrôler des binationaux. Diao Baldé Keïta pourrait être la prochaine recrue et former un duo explosif avec Sadio Mané.


Diao Baldé Keïta-Sadio Mané : Le duo dont rêve Cissé

Deux feux follets furtifs dans l’entrejeu ou sur les flancs pour animer le jeu et donner de l’explosivité aux offensives des lions, Aliou Cissé l’a espéré avec le retour à un bon niveau d’Issiar Dia. Malheureusement, d'après Wiw Sport, l’ancien n°10 des lions n’a pas su rebondir en ligue 1 française sous les couleurs du Gazelec Ajaccio. Et Issiar devra ranger aux calendes grecques son envie, déclarée dans ces colonnes, de réintégrer la tanière qu’il n’a plus fréquentée depuis les éliminatoires de la CAN 2013 avec joseph Koto comme sélectionneur. 

Toutefois, Cissé n’a pas perdu tout espoir de trouver un pendant à Sadio Mané, le principal animateur du jeu des lions depuis 2012, année où l’enfant de Bambali a étrenné sa première sélection avec les lions. En effet, un joueur du profil d’Issiar Dia pourrait incessamment intégrer l’équipe du Sénégal. Il s’agit bien évidemment de l’attaquant de la Lazio de Rome, Diao Baldé Keïta, qui a les qualités d’explosivité et de percussion de l’ancien Nancéen. l’enrôlement du Laziale formé à la réputée Masia du FC Barcelone est d’autant plus probable qu’il a récemment déclaré sa flamme à l’équipe du Sénégal. 

«Je suis encore jeune, j’ai l’avenir devant moi. J’ai discuté avec mes parents et toute la famille. Ce n’est pas une décision facile à prendre. Mais pour ce qui est de mon choix, intérieurement, il est fait. Je compte jouer pour le Sénégal», soutenait Diao Baldé Keïta dans un entretien avec Stades en novembre dernier. Une déclaration qui a dû être accueillie avec beaucoup de satisfaction par le staff technique mais aussi par les dirigeants de la fédération qui ont pendant longtemps fait la cour à l’attaquant hispano-sénégalais. Il faut dire que né à Barcelone d’un père sénégalais, Diao Baldé a le choix entre son pays de naissance l’Espagne, son pays d’origine le Sénégal voire son pays… d’adoption, l’Italie. 

Après des tractations infructueuses pour le convoquer à la dernière CAN U23 que le Sénégal a abritée en novembre-décembre dernier, les clubs n’étant pas dans l’obligation de libérer les joueurs pour cette compétition, Diao Baldé pourrait étrenner son premier maillot floqué de la tête de lion à l’occasion des 3ème et 4ème journées des éliminatoires de la CAN 2017 contre le Niger. le cas échéant, le public pourra se délecter du talent de ce jeune joueur de 20 ans. Et Aliou Cissé l’associer à un autre jeune prodige : Sadio Mané. Les deux joueurs ont des qualités similaires : l’explosivité, la percussion, le dribble et la faculté à délivrer la dernière passe.

Source :leral.net

Quand ‘’Jeune Afrique’’ déshonore l’Afrique




En s’attaquant à Cheikh Ahmadou Bamba, un monument de l’Afrique noire, le journal franco-africain « Jeune Afrique » met du sable dans ses yeux et piétine le fondement de sa ligne éditoriale. Vouloir défendre la cause perdue d’une star qui fait la promotion d’un comportement banni par son peuple, justifie-t-il cette provocation à travers une caricature dégradante et inappropriée d’un symbole de ce même peuple ? En postant l’unique photo du début du 20ème siècle de cet illustre chef religieux, « Jeune Afrique » franchit le Rubicon de la profanation en comparant et en assimilant le caftan de ce sage à une robe et en traitant de bêtes ceux qui, pour lui, ne savent pas faire la différence. C’est-à-dire les Africains en général et les Arabes qui s’habillent de la sorte. 

Vouloir banaliser le sac efféminé du chanteur Wally Seck dont le port mène aux yeux des Sénégalais et de beaucoup de musulmans, à l’antichambre de l’homosexualité, vaut-il une telle hérésie ? Il faut être un fils indigne d’Afrique ou un mal adopté d’Europe pour s’abreuver de ce qu’il y a de plus dégradant des valeurs occidentales : l’art de calomnier son prochain, et oser s’en prendre à un homme irréprochable, un modèle de la non-violence et du pardon. 

Si l’auteur de cet article odieux a du respect pour le grand Mandela, il ne doit pas ignorer que Bamba l’a bien devancé sur le terrain de la résistance pacifique contre les colonisateurs chèrement payée par un emprisonnement inhumain. 
S’il a conscience qu’Obama est aujourd’hui à la tête de la première puissance mondiale grâce à la longue lutte pacifique de Martin Luther King contre le racisme, il doit prendre conscience que c’est un crime de s’en prendre à ces modèles et Bamba en est un. 

Si à l’image de tous les adeptes de la non-violence, Gandhi est un héros incontestable pour lui, il n’est pas sans savoir que Bamba est le maître de la non-violence en Afrique. 

Par contre, si la culture ou l’inculture de ce journaliste se résume à sa capacité d’offenser qui justifie les excuses de son journal, il doit apprendre à mieux connaitre Cheikh Ahmadou Bamba et son œuvre qui grandit l’être humain, noir, blanc ou jaune. 

Voici un portrait qui donne une idée de ce héros national, portrait que ceux savent qualifient d’une goutte d’eau dans la mer Bamba : « Son dévouement exclusif à Allah et à son Prophète Mouhammad (SAWS), était tel qu’il se fit appelé Khadimou Rassoûl (le serviteur du Prophète). Pensant que cet homme qui ne craignait aucun pouvoir en dehors de celui de Dieu le Tout-Puissant, était un frein à sa mission de domination et un adversaire redoutable, les autorités coloniales l’arrêtèrent et le maintinrent entre exil forcé au Gabon et résidence surveillée en Mauritanie et à Diourbel (région du Sénégal) durant 32 ans: 1895/1927. Le colonisateur ne pouvait pas imaginer qu’en soumettant cet homme de Dieu à cet isolement inhumain, il lui donnait l’occasion inespérée de se consacrer exclusivement à Allah, à son Prophète (PSL) et à la cause de l’islam. Ce dévouement spirituel à été sanctionné par la production d’un nombre impression d’ouvrages islamiques qu’une existence en toute liberté ne peut permettre. Il est difficile de donner un chiffre sur ses ouvrages publiés qui remplissent la grande bibliothèque de Touba alors que d’autres, à l’état de manuscrits, restent soigneusement rangés dans des valises. Il est le fondateur du Mouridisme, un appel à tous ceux qui aspirent à un culte exclusif à Allah. Malgré sa privation de liberté par le colonisateur, cet appel a été largement suivi et a permis à une importante frange de la population du Sénégal de devenir et ou de demeurer des musulmans pratiquants. Touba, la ville qu’il fonda avant son exil, abrite aujourd’hui, l’une des plus grandes mosquées d’Afrique » (texte extrait du livre « Les Chemins du Hadj de l’Afrique Noire à l’Arabie »*). 

Après Salman Rushdie et ses « Versets sataniques », les caricaturistes danois et tout récemment français de Charlie Hebdo qui se sont attaqués au Prophète de l’Islam, c’est au tour d’un Franco-Burkinabais de leur emboîter le pas de la plus vilaine manière en tentant de ternir l’image du serviteur du Prophète, Cheikh Ahmadou Bamba. 

Même si l’islam n’est pas sa religion et l’Afrique n’est plus sa nation, ce journaliste et son éditeur « Jeune Afrique » se doivent de respecter les autres civilisations qui font partie du décor de la vie sur terre malgré l’hostilité de ceux qui veulent tout réduire à leur frontière idéologique. 

* Par Cheikh Bamba Dioum 
bambadioum@gmail.com

source:leral.net

jeudi 28 janvier 2016

Baaba Maal«C'est à Guoudiry que Mansour Seck et moi avons acquis tout le répertoire du yeela »


Le soir ou mon père m'a entendu pour la première fois à la radio...
Un soir ,mon père après  la prière , chapelet à la main écoutait tranquillement la radio  ,j’étais la à coté de lui lorsque mon son Tara passait à la radio .Nous avons écouté  ensemble .Apres il me demande est ce que c’était moi qui chantait .Je lui répond par l'affirmative .Il s'est tu un instant et m'a dit «Si c'est cela que tu chante ,tu as mon feu vert .Je sais que tu vas être chanteur et mes amis m'ont convaincu de te laisser faire mais il faut que ça soit sérieux »  .Je peux dire que ma chanson sur El Hadji Omar m'a sauvé de la décision de mon père  

                      J'ai grandi dans la brousse...
Je ressemble à quelqu'un qui a eu une enfance sérieuse mais c'est tout a fait contraire .J’étais un petit rebelle .Je passé la majeur partie de mon temps avec mes amis a vadrouiller dans la nature en allant cueillir des œufs d'oiseaux ,aller voler des mangues dans des champs qui ne nous appartenaient pas .Je ne le regrette pas parce quand je ferme les yeux tous ces images me reviennent et cela me facilite dans mes inspirations 
               Marthe a tout fait pour que je reste professeur au lycée Pape TH Gueye 

Marthe était une femme très intense dans ses sentiments très forte dans sa personnalité .Elle aimait beaucoup la musique mais était très frileuse au lendemain de la vie d'un artiste .Elle a tout fait pour que je laisse la musique au profit de l'enseignement,Mais c’était pas possible parce que je ne pouvais pas concevoir la vie de Baaba Maal sans la musique .D'ailleurs c'est cela qui a été notre point  discorde.
            Nos recherches nous ont mené dans plus de 300 villages et dans presque  toute la sous                  région 
 Mansour Seck et moi  nous avons beaucoup voyagé. C’était la seule façon de nous faire connaitre et de se faire des amis .On arrivait dans un village à l'improviste ,des gens qui ont déjà entendu nos chansons ou qui ont entendu parler de  nous accueille très bien .Dans certaines localités on restait quelques semaines dans d'autres  plus longtemps .Par exemple à Guoudiry on est resté très longtemps .D'ailleurs c'est dans ce village que nous avons acquis tout le répertoire du yeela qui va me valoir plus tard du nom  de Roi du yeela .




BOUDAL NDIATH 

Journaliste -Consultant chez africpost 

Baaba Maal sait cultiver sa différence : Nouvel album, The Traveller

Si Baaba Maal reste à 60 ans passés, un artiste singulier, c’est en partie pour sa capacité à transporter sans heurts, les chansons de son Sénégal natal dans des univers inattendus. Pour The Traveller, il a fait appel au savoir-faire musical du producteur suédois Johan Hugo, du groupe électro The Very Best, et aux mots de Lemn Sissay, un poète anglo-éthiopien.

: Comment faut-il entendre le titre de votre nouvel album, The Traveller ?
Baaba Maal : Toute la vie se résume à un voyage. Si nous voulons savoir quelle est la leçon la plus adéquate pour comprendre le monde, il faut voyager. Sur le plan physique, et sur le plan mental : on peut rester chez soi, regarder des documentaires, recevoir des gens qui viennent d’ailleurs et qui ont voyagé vers vous, échanger et apprendre beaucoup de choses.
Quel est le point de départ concret de ce projet ?
Pour comprendre l’album, il faut repartir à la base de l’écriture des chansons : c’est venu après une discussion avec Johan Hugo dans le train, lors du projet Africa Express de Damon Albarn. Il m’a fait écouter ses compositions, avec la participation de musiciens qui viennent de Namibie, du Malawi, et encore d’autres endroits. Je lui ai fait écouter certains de mes titres et après, il m’a fait rencontrer Winston Marshall. Je les ai invités tous les deux au festival Le Blues du Fleuve, à Podor, au Sénégal. Quand ils sont arrivés là-bas, ils m’ont dit que c’était un choc – c’était la première fois qu’ils venaient en Afrique. Mais c’était un choc très positif parce qu’il y avait tellement de couleurs, tellement de sons autour d’eux, tellement d’odeurs, de choses qu’ils n’avaient pas prévu de voir en un seul jour pendant le voyage entre Dakar et Podor, chez moi. On a commencé à parler de voyage et on savait qu’après le festival, on allait rester là pour écrire des chansons sur le voyage. On sait combien c’est nourrissant, comment ça peut rapprocher les gens.
Quand vous avez rencontré Johan Hugo, quelle connaissance de votre musique avait-il ?
La première rencontre a d’abord eu lieu chez lui. On lui avait demandé de remixer un de mes albums pour en faire quelque chose qu’on entend dans les boîtes de nuit. Il connaissait ma voix, il connaissait le nom, mais pas beaucoup la musique. Il m’a fait un deal très intéressant, parce que la condition sine qua non pour faire ce remix, c’était de venir chanter sur un des titres de The Very Best, son projet. C’est comme ça qu’on s’est connus, et l’étape d’après, c’était Africa Express, dans le train.
Qu’est-ce qui vous a attiré, dans son univers musical ?
Quand je l’ai entendu pour la première fois mettre de la réverb, sachant que lui vient de Suède, qu’il a grandi en Angleterre, qu’il est beaucoup plus dans la musique qui s’écoute dans les boîtes de nuit, je me suis dit que c’était seulement son environnement. J’ai appris à connaitre The Very Best et je me suis rendu compte que c’était un projet avec des gens de la diaspora africaine et qu’il avait compris qu’aller vers les autres est bien pour la musique. Et il allait très souvent vers la musique américano-latine, algérienne, celle de l’Afrique noire. Je me suis dit que c’était peut-être une oreille qui pouvait être attentive à ce que j’aimerais bien faire.
Vous collaborez surtout avec des artistes ou producteurs anglophones. Cela veut-il dire que leurs homologues francophones n’ont pas cette ouverture que vous recherchez ?
Non, ce n’est pas la question. Du fait que ma maison de disques soit installée en Angleterre, en Jamaïque et un peu aux États-Unis, beaucoup plus qu’en France et ailleurs, il est beaucoup plus facile pour elle de me faire écouter le travail de telle ou telle personne qui est dans le monde anglophone et de faire les connexions. Je veux bien faire quelque chose avec le monde francophone, parce que je suis francophone, même si je ne suis pas français de nationalité. Je l’ai dit durant le sommet de la Francophonie, lors de la soirée que j’avais dédiée au président Abdou Diouf, avec le président Hollande. Du Sénégal à la Côte d’Ivoire en passant par le Burkina Faso et autres, la musique africaine a beaucoup apporté à la francophonie, à la langue française. D’ailleurs, il y a un concept que j’ai mis sur pieds et qui est très atypique au niveau du Sénégal : ce sont des soirées semi-traditionnelles où le poème récité en français, accompagné par la musique, joue un grand rôle. J’aimerais bien pouvoir produire quelque chose de ce genre, mais ça ne pourrait être fait que par quelqu’un qui parle la langue française.
Puisque vous parlez de poésie, comment est née votre collaboration avec le Britannique d’origine éthiopienne Lemn Sissay, qui dit en musique deux textes qu’il a écrits à la toute fin de votre album ?
On s’est rencontrés parce que j’ai initié un festival à Londres qui s’appelait Africa Utopia, au moment des Jeux olympiques. Il m’était offert deux semaines pour présenter quelque chose sur le thème de l’Afrique qui ne tend pas la main, qui ne se plaint pas, mais qui propose quelque chose de beau. C’est en préparant cet événement que j’ai rencontré Lemn. Et je lui ai proposé de monter une prestation avec de la musique et des poèmes. C’était tellement beau et les gens ont tellement aimé que j’ai dit qu’il fallait qu’on mette cela en boîte. Donc ces deux titres ont été faits bien avant les autres qui sont sur le CD. Quand le projet avec Johan Hugo s’est précisé, je lui ai dit de me laisser de la place pour deux morceaux, et ça ne pouvait être que ce que j’avais fait avec Lemn Sissay.
Ces deux morceaux se suivent et ont respectivement pour titre War et Peace, ce qui n’est évidemment pas fortuit. Quelle est leur articulation avec le reste de l’album ?
Quand j’ai vu la tournure que prenaient les événements dans le monde, avec tous ces problèmes d’incompréhension, de terrorisme, je me suis dit que les deux titres War et Peace, donc la guerre et la paix, étaient assez appropriés pour être placés à la fin cet album. Après avoir fait tout ce voyage, puis s’être plaint un peu de toutes ces guerres, ce serait bien de dire que notre aspiration à tous est d’avoir un moment de répit, et ça ne peut être que la paix. C’est ce que nous désirons tous.



Source :Rfi

SENEGAL : Lutte Ama Baldé Champion Tournoi TNT « Ma revanche contre Modou Lo Fera revivre l’arène Sénégalaise »



Au lendemain d’une victoire acquise sans suer devant gouy gui dimanche dernier au stade Demba Diop .Le temps est beau au domicile du détenteur du drapeau du tournoi de la TNT (télévision numérique terrestre ).Apres ce tournoi remporté haut la main .Ama a bien voulu faire le débriefing avec le consultant d’Africpost à Dakar .Dans son speech Il revenu sur son dernier combat contre Gouy gui ,le tournoi TNT remporté et son avenir dans l’arène Sénégalaise .Entretien

 Au lendemain de votre victoire devant gouy gui, après avoir revu e film du combat, racontez-nous ce qui s’est passée ?
Permettez tout d’abord de remercier le bon dieu de m’avoir donnée la victoire devant gouy gui et autres qui avaient participé au tournoi TNT, je leur encourage et leur souhaite une bonne santé afin qu’ils puissent continuer leur carrière dans la lutte .Pour ce combat contre gouy Gui, c’est très simple a expliquer .Gouy gui avait l’habitude de faire ses incantations mystiques avant le coup de sifflet final. Je ne pensais même pas qu’il allait les faire à ce moment du combat .Son objectif c’était de me déconcentrer pour en profiter mais je n’ai pas suivi son jeu .Il voulait jouer au plus intelligent, parce qu’il est plus âgé que moi .Il riait, me taquinait. J’ai beaucoup appris de notre premier combat .Il pensait que c’était le seul moyen pour s’en sortir parce qu’il savait n’avoir aucune chance .Gouy gui a peur de moi .C’est aussi simple que cela .Mon souhait c’était de le corriger avant de le terrasser  en un temps record .Je ne m’attendait à un tel scenario. En toute franchise, je m’attendais à plus que ce que j’ai vu.
Vous êtes donc déçu ?
Ce combat pouvait être spectaculaire .Les amateurs sont déçu parce qu’ils ne s’attendaient pas à un tel dénouement .Ils voulaient un combat revanche beaucoup plus intéressant .Moi aussi je m’attendais à un combat beaucoup dur .Mais malheureusement tout le monde est resté sur sa faim .Avant même le combat gouy gui a utilisé toutes les stratégies possible pour repousser le combat .je ne pensais  pas que le combat allait avoir  lieu .Il m’a fallu voir mon adversaire au stade pour le croire .Gouy gui n’était pas prêt pour ce combat .
Apres votre parcours au tournoi TNT on peut dire qu’Ama Gagne en maturité .On peut dire maintenant que vous avez grandi…
Vous savez après le décès de mon père, j’ai réalisé que c’est à  moi de prendre le relais .Je dois relever le défi .Emmener le flambeau loin pour faire plaisir la famille, parce que mon père à écrit l’une des plus belles pages de l’histoire de la lutte sénégalaise .C’est une lourde responsabilité que je porte sur mes épaules. Avant chaque combat, je pars m’incliner devant la tombe de mon grand Tapha Baldé qui m’a tout donné et c’est grâce à lui que je suis devenu un lutteur.
Apres avoir remporté le tournoi TNT, qui avez-vous en ligne de mire ?
Mes combats contre Gris Bordeaux de l’écurie fass et Modou Lo plairaient au amateurs .Même mon combat contre lac 2 serait intéressant .Mon père disait que je vais pas lutter contre ce dernier ,mais ce dernier a trahi le contrat qui nous liait .Il est allé aider mon adversaire Gouy gui lors de notre premier Combat .S’il  était vraiment mon parent, il n’allait pas soutenir  mon adversaire même s’il habitent ensemble à Guédiawaye .Donc retenez juste que Gris Bordeaux ,Lac 2 et Modou Lo sont mes cibles .
Votre combat contre Modou Lo n’est-il pas prématuré ?
Non. Je pense avoir montré des preuves suffisants pour pouvoir affronter Modou Lo .En plus la lutte traverse une crise et je pense que ce combat pourrait faire revenir les sponsors .A mon humble avis ,ce combat pourrait faire revivre l’arène .Modou Lo est le seul lutteur qui m’a terrassé  en lutte simple .Donc il a une revanche à m’accorder .Quand je luttais contre lui en ce moment j’étais pas très intéressé à la lutte .J’aimais beaucoup plus le foot Ball (Il était latéral de son équipe de quartier ).
Quand irez-vous à l’assaut du titre de rois des arènes ?
Je travaille sur pour ça .Je m’entraine nuit et jours pour le titre de rois des arènes .La preuve pour ce combat, nous nous sommes rendu à Tivaouane Peul ou nous avons fait 6 mois en compagnie d’autres lutteurs de Pikine et de mon staff .Je me  réveillais à 4h du matin pour m’entrainer .J’ai le trône en ligne de mire  .Je dédie cette victoire à tous les lutteurs de Pikine
BOUDAL NDIATH
Journaliste –Consultant chez Africpost