samedi 19 septembre 2015

Podor, j'adore (par Michel Henry)

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lL ne se passe rien à Podor et c’est pour ça qu’il faut y aller : rien qu’y admirer le fleuve Sénégal vaut son pesant de noix de kola. Accéder à la beauté de cet extrême nord est simple : comptez sept heures de voiture depuis Dakar (500 km), par une route impeccable mais garnie de ralentisseurs. Il fut un temps, le Sénégal produisait des arachides. Aujourd’hui, il cultive des gendarmes couchés, mais ça rapporte peanuts, contrairement aux cacahuètes.

1/ Ce n’est pas Las Vegas
«Podor, tu dors ?» se demande-t-on, vu le calme ambiant dans la ville de 10 000 habitants. «Non ! A Podor, on dore et on adore !» nous glisse un familier des lieux. Le long du quai, bien refait et classé monument historique en 2004, comme quelques-unes des maisons de cet ancien comptoir colonial, on admire les merles à dos métallique et à courte queue, on déguste le capitaine ou le rouget du fleuve, tout en taquinant la Gazelle, la bière en bouteilles de 63 cl. Puis on saute à l’eau et une flopée de gamins taquins et rigolards proposent de faire «course course». Gaffe : ils sont rapides. En fin de journée, on attaque une pétanque sur le quai, au frais - un concept tout relatif dans une ville où le mercure drague facilement les 40°C.

Ici, vous ne pouvez pas vous perdre, les rues sont impeccablement tracées au cordeau. Et vous avez deux muezzins pour le prix d’un : celui du chef-lieu du département sénégalais et son collègue mauritanien, sur l’autre rive du fleuve. Alors que le duo international vous nourrit d’Allah akbar en stéréo, votre attention est attirée par un camion garé d’où l’on décharge de gros sacs immédiatement transférés sur des pirogues, qui les transportent côté mauritanien, où ils repartent sur des camionnettes chargées à bloc. Vous vous enquérez : «Mais qu’est-ce donc ?» «Du carton !» vous répond-on. On se paye votre tête ? Que nenni : ce carton d’emballage récupéré va nourrir les moutons mauritaniens. Bon appétit !

2/ Le village de Ngawlé
C’est le lieu de naissance du chanteur Baaba Maal, qu’on atteint après une balade facile à pied le long de la boucle du fleuve, où les jardins potagers prospèrent : persil, mangues, salades, oignons, poivrons, piments, bananes, papayes… Sur le chemin, une petite plage permet de se baigner. Des gamins font du thé, la motopompe tire l’eau du fleuve pour l’irrigation en pétaradant. On passe près de l’aéroport - immense et délaissé -, près de champs d’oignons qui se vendent mal, car il s’en produit trop, et les paysans n’ont que leurs yeux pour pleurer. Le sentier est balisé par l’association Podor rive gauche, mais il vaut mieux prendre un guide. De Podor, il y en a pour neuf kilomètres et deux heures.

A Ngawlé, on apprécie les maisons en adobe ou briques de banco, dont le style traditionnel est malheureusement concurrencé par de nouvelles habitations en parpaings. A l’heure de la récré, on peut discuter avec les enseignants de l’école primaire, qui reçoivent fort aimablement pour deviser sur les richesses de l’éducation en pays pauvre. Ensuite, retour en charrette.

3/ Fort à faire

Comme le fort de Podor est fermé, il faut téléphoner au gardien pour le visiter. Construit par les Français en 1743, pris par les Anglais entre 1758 et 1783, abandonné, reconstruit en 1854 sur les ordres du général Faidherbe, il domine la ville, seul monument d’importance. Le chevalier de Boufflers, qui y a séjourné, a gardé de la ville un merveilleux souvenir, la comparant en 1785 au «poêle de l’Afrique, avec sa garnison composée de 20 soldats agonisants… Et ces magasins où il n’y a presque rien». Selon le chevalier, le thermomètre explosait à midi. Un rien exagéré.

Vide d’occupants depuis 1997, le fort n’a été préservé puis restauré entre 2003 et 2005 par la coopération française que grâce à l’action têtue de deux habitants, dont le gardien actuel, qui vous guidera utilement à travers une petite expo et la reconstitution des lieux d’époque.

4/ Le circuit des mosquées, vers l’île à Morphil

Il s’effectue agréablement sur des pistes en latérite perchées sur des digues, à bord d’une 505 break baptisée «Air Podor». Elle a 33 ans, soit deux de moins que son chauffeur, Malik, et roule impeccablement sur les traces d’El Hadj Oumar Tall (1794-1864), le chef guerrier qui combattit Faidherbe, et inversement. Oumar Tall fonda l’immense Empire toucouleur et résista face à la colonisation. «Il se tailla, par le verbe et le sabre, un empire qui s’étendit de Tombouctou au Fouta Djalon [ex-Guinée, ndlr], avant de disparaître un jour de février 1864 dans le mystère des falaises de Deguembéré», près de Bandiagara (Mali), dit la légende - en fait, il serait mort dans l’explosion de ses réserves de poudre. On peut, suivant cette balade, retrouver les traces des «mosquées omariennes», comme celle d’Alwar, son village natal, en briques de terre séchée, de style soudanais. Elle n’a néanmoins pas été bâtie par Oumar Tall, ce serait trop simple.
5/ Le studio photo d’Oumar Ly
Le photographe reçoit au Thiofy Studio, à l’écart du marché de Podor, sur un petit banc. A l’intérieur, son studio, où il prend les gens en photo avec, en décor de fond, un magnifique Boeing 747. Oumar Ly, 72 ans, est un fils de marabout au regard malin. «Mon père était grand jardinier, je vendais les salades au marché.» Tout jeune, il achète son premier Kodak à la Maurel et Prom et ouvre son studio en 1963, faisant l’opérateur ambulant : baptêmes, mariages et photos d’identité, pour lesquels il parcourt les villages avec les autorités. «Je faisais les deux rives, Mauritanie et Sénégal. Quand un Maure refusait d’être photographié, je lui disais : "Si tu ne prends pas de photo, tu n’iras jamais à La Mecque, car tu n’auras pas de carte d’identité."» La combine marchait. Oumar Ly a pris tout le monde. «J’ai gardé tous les négatifs.»

En 2009, l’homme au Rolleiflex 6x6 devient célèbre, un des rois du portrait africain, à l’instar de Malick Sidibé, notamment grâce à une journaliste française, Frédérique Chapuis. Alors qu’il recadrait les visages, elle a imprimé les photos en entier et ça a fait la différence. «Frédérique a un seul défaut : elle ne m’appelle pas», tance Oumar Ly, qui a un petit problème : il a fort besoin de révélateur Ilford. La solution ? Lui en envoyer : Oumar Ly, quartier Thiofy, Podor, Sénégal. Ça arrivera, merci pour lui.

  
Auteur: Michel Henry libération.fr/Paris - Liberation.fr

jeudi 17 septembre 2015

Cour d’appel : L’affaire Thione Seck renvoyée au 22 septembre



Thione Seck reste encore en prison. L’audience de la chambre d’accusation de la Cour d’appel qui devait statuer sur deux requêtes en annulation de procédure et en désignation d’expert médical, a été renvoyé jusqu’au 22 septembre prochain.

Burkina Faso: Un soldat du RSP annonce à la télé la démission du président Kafando

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A moins d’un mois d’une élection présidentielle cruciale au Burkina Faso, les militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), dont la dissolution a longtemps été réclamée par la CRNR retenaient en otage dans la nuit de mercredi à jeudi le président intérimaire du pays, Kafando et son Premier ministre, à Ouagadougou.
Pour confirmer cette tentative de coup d’État, c’est un militaire qui s’est présenté au nom d’un Conseil national pour la démocratie. Non sans annoncer la démission du président Kafando et la dissolution du gouvernement et du Parlement de transition.
Source: Afrique360.com

Pr Iba Der Thiam: “Des lobbies puissants font croire à notre peuple que la vie des assassins est plus sacrée que celle des victimes”


Iba Der Thiam
Le débat sur un retour de la peine agite l’opinion publique depuis quelques mois. Le professeur Iba Der Thiam, dans une lettre qu’il a intitulé “Demande de constitution d’une commission d’évaluation de la loi portant suppression de la peine de mort au Sénégal”,  demande à ce que la loi sur l’abolition de la peine capitale soit revue.
“On a la douloureuse impression qu’il ne se passe plus de jour sans que les médias ne portent à la connaissance de l’opinion publique des assassinats provoqués par des mobiles futiles, à l’initiative d’individus qui ont ôté la vie à leur prochain, par simple sadisme et parce qu’ils sont convaincus de l’impunité de leurs actes”, a fait savoir Iba Der Thiam.
Pour le parlementaire, les groupes de pression qui s’opposent à la peine de mort sont très puissants et ils cherchent à faire croire que la vie du tueur vaut plus que celle de la victime.
“Des lobbies puissants, disposant de moyens importants, de réseaux nationaux organisés et de soutiens étrangers puissants et influents protègent les assassins et s’échinent à faire croire à notre peuple que la vie des assassins est plus sacrée que celle des victimes, et que la peine de mort n’est pas dissuasive”, explique t-il.
Source ;Senego

mardi 15 septembre 2015

La réponse salée de Diouf à Gerrard: “Ce que j’ai réalisé en football, il ne l’a pas fait”



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El Hadj Diouf n’a pas attendu longtemps pour répondre à Gerrard. L’ancien capitaine des Lions qui a vertement critiqué par l’ancien capitaine des Reds de Liverpool, pense que c’est pure jalousie. El Hadj  Diouf explique que ce que lui, il est adulé partout où il va,a alors que Gerrard sera insulté partout ailleurs, en dehors de Liverpool.
“Gerrard est juste jaloux. Ce que j’ai réalisé en football, il ne l’a pas fait. Quand je venais à Liverpool, je suis venu avec le statut de boss et lui, il y habite. Moi, je suis respecté dans le monde du football, le plus grands experts m’ont désigné parmi les 7 meilleurs joueurs d’une coupe du monde, parmi les 100 meilleurs joueurs du siècle, il y a plusieurs grands joueurs qui n’en faisaient pas partie. Partout où je vais, hors de mon pays, on m’adule et lui, partout il ira, en dehors de sa ville de Liverpool, il sera insulté. C’est lui qui a fait éliminer l’Angleterre de la dernière coupe du monde. Si Liverpool n’a pas gagné la Premier League, c’est de sa faute”, a dit El Hadj Diouf sur Rfm, repris par l’Observateur.
Par ailleurs, El Hadj Diouf révèle que toute le monde sait que Gerrard n’aime pas les joueurs noirs. Il en veut pour preuve l’accueil que Gerrard a réservé Balotelli. Mais lui, explique Diouf, personne ne lui marche sur les pieds.
“C’est de notoriété publique, Gerrard n’a jamais aimé les Blacks. Quand j’étais à Liverpool, je lui montrais que je suis noir, je ne suis pas anglais. Je ne me laissais pas marcher sur les pieds. Tout le temps que j’y ai passé, il n’a jamais osé me regarder dans les yeux”, a dit El Hadj Diouf.
Source :Senego 

lundi 14 septembre 2015

La Coordination des Musulmans de Dakar fête la Tabaski le 24 septembre

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La Coordination des Musulmans de Dakar (CMD) célèbre la fête de l’Aïd el Kabir ou Tabaski le jeudi 24 septembre prochain. L’annonce a été faite hier, par imam Serigne Talla Diop, responsable de la communication de la CMD/COCL, à l’issue de la séance d’observation de la lune qui s’est déroulée à l’Ecole supérieure Africaine d’Etudes Islamiques de Pikine. Le croissant lunaire n’ayant été aperçu nulle part au Sénégal et dans aucun pays musulman dans le monde hier, dimanche 13 septembre 2015.
Source :senego

CHAMPIONNAT U -23 :LE SENEGAL DANS UNE POULE DE FEU

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Le tirage au sort pour le championnat d’Afrique des moins de 23ans s'est tenu aujourd'hui au siège de la confédération africaine de Foot Ball au Caire .
Le senegal partage la poule A avec l’Afrique du Sud ,la Tunisie et la Zambie .Cette poule sera logé a Dakar et les match vont se jouer au stade leopold Sedar Senghor .L'autre poule composé de l’Égypte de l’Algérie  du mali et du Nigeria sera logé  à Mbour .La compétition va se dérouler du  28 novembre au 12 décembre
BOUDAL NDIATH